Nous arrivons à l'entrée de Marcillac Vallon.
Nous sommes dans le Rougier de Marcillac à la terre rouge si caractéristique.
Nous commençons également à apercevoir les vignes qui vont donner le très sympathique vin de la région grâce au cépage Fer Servadou…
Mais nous ne ferons la dégustation qu’après le passage du virage du préfet !
La cave Le Vallon - Vignerons du Rougier de Marcillac est au bas de la côte du virage du préfet…
Pour le moment nous entrons dans Marcillac Vallon et passons sous son emblématique pont Rouge.
Le viaduc, dit « le Pont Rouge » est le dernier témoin de l’ère industrielle sidérurgique du XIXème siècle. Il permettait d’alimenter en minerai de fer du gisement voisin de Mondalazac, le premier prototype de haut fourneau construit en France, à Firmi.
La ligne de chemin de fer ne fut plus utilisée à partir de 1921.
Depuis 1992, le Pont Rouge appartient à la commune de Marcillac qui le fit restaurer.
Ce magnifique viaduc de 150 mètres de long et 15 mètres de haut, réalisé dans un grès coloré qui lui a donné son nom de Pont Rouge avec 15 arches est un édifice qui enjambe majestueusement la route de Rodez et la rivière Créneau.
Sa construction date des années 1855-1856. Il est le dernier vestige d'une voie ferrée marquant la naissance de l'ère industrielle et sidérurgique du milieu du XIXème siècle en Aveyron.
Aujourd'hui désaffecté, l'ouvrage, restauré en 1993 reste accessible aux piétons.
Nous traversons Marcillac Vallon et trouvons l’embranchement pour la D204 qui va nous mener au village de Nuces.
Elle débute à l’avenue de la gare et effectivement nous croiserons les rails de la ligne dont nous avons parlé dans l’épisode précédent.
La D204 grimpe en lacets à travers les champs et nous offre de belles vues sur Marcillac Vallon.
Pays rural par excellence la commune de Marcillac est composée de nombreux hameaux et lieux-dits qui se répartissent autour du bourg historique. Chacun de ces lieux de vie se sont construits au fil de l’histoire.
On y trouve nombre de bâtisses, de manoirs, moulins et autres maisons de vigne qui appartenaient aux grandes familles ruthénoises.
Nous arrivons à Bougaumes.
Cet endroit n’a pas changé de nom et à peine d’orthographe depuis 1000 ans. Pendant un siècle on n’a plus parlé de Bougaunes, mais de la gare de Marcillac, établie sur ce site.
Depuis la fermeture de l’arrêt ferroviaire le lieu a repris son appellation.
Le village est situé sur les coteaux qui dominent Cougousse, au point de jonction des communes de Marcillac, Valady et Salles la Source.
L’étymologie de ce nom peut donner lieu à plusieurs versions :
« Bou » en occitan veut dire « bon » et « gau » signifie joie et bonheur, c’est peut-être le lieu du bonheur.
Une autre version lui attribue la signification « les bonnes hauteurs » par opposition au hameau qui lui fait face sur l’autre versant, Malvies (mauvaise voie). Les rivalités entre villages à l’époque étant vives !
Le premier acte concernant Bougaunes date de janvier 923 et relate un don du Comte Bernard qui donne une vigne pour assurer le salut de son âme.
Au XIIème siècle le lieu est cédé à l’abbaye de Bonnecombe qui y fit de nombreux travaux.
A la révolution, le domaine est vendu à Georges Richard médecin à Rodez et premier bibliothécaire de cette ville.
En 1843 le vignoble fut démembré et réparti entre différents propriétaires.
Le XIXème siècle est marqué par la construction du chemin de fer et de la gare.
Aujourd’hui le hameau garde le souvenir de son passé au travers de ses belles bâtisses, ses caves, son musée privé et de jeunes couples viennent s’y installer pour profiter de la quiétude du lieu.
Ce qui précède est d’après un texte de Gilbert Mestre, Vigneron à Bougaunes, avec le concours de Louisette Lacombe.
Il est 13h15 et nous trouvons un endroit sympa pour notre pique-nique…
Un fois restaurés nous reprenons la D204, toujours aussi bucolique.
Cette petite route de campagne nous amène à Nuces
Nuces fait partie de la commune de Valady où nous allons passer plus tard, après notre passage au virage du préfet.
La commune de Valady inclut les hameaux et villages de Serres, Gradels, Roques, La Massebeuve, Clausevignes, Valady bourg, Fijaguet et Nuces.
L’ensemble comporte moins de 3 000 habitants.
Elle est fermée au service des voyageurs depuis le 30 octobre 2006.
Elle est établie à 483 mètres d'altitude, au point kilométrique 290,864 de la ligne de Capdenac à Rodez, entre la gare de Marcillac (fermée elle aussi) et la gare de Vanc (fermée également !), les deux gares encadrantes ouvertes sont les gares de Saint-Christophe et de… Rodez !
La gare de Nuces fut mise en service le 5 novembre 1860, lorsque la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), met en service deuxième section, de Saint-Christophe à Rodez de sa ligne Capdenac à Rodez...
Aujourd’hui elle est laissée à l’abandon sur le bord de la D840, face à l’ancien relais de diligence, et un parking de co-voiturage est installé devant son entrée, dos à la voie ferrée.
Nous ne nous attardons pas et prenons la D840 en direction du nord.
Nous allons découvrir le virage du préfet !
Vous l’avez en détail dans l’épisode qui suit !
Depuis la rédaction de ce dernier article nous avons trouvé deux publications qui mentionnent ce virage du préfet…
Mais nous ne connaissons toujours pas la genèse de son nom…