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Ça chauffe vers Montmorillon !

Ça chauffe vers Montmorillon !

En suivant une déviation nous arrivons donc à Montmorillon par la D727. Mais nous aurions presque pu nous guider sans les panneaux, simplement en suivant la fumée !
Toujours dans le cadre de notre grande balade de 3750 km, en 19 jours, pour découvrir ou redécouvrir des coins de France trèèès éloignés de Montpellier voici la 3ème partie de ce deuxième jour.

Nous sommes donc le lundi 22 juin 2026, l’étape fait 300 km, de Sarlat la Canéda à Saint Savin et sa prestigieuse abbaye en passant par la D704, Mortemart et Montmorillon.

La région de Montmorillon présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de vallées et de bocages.

Il est presque 15 heures lorsque nous entrons dans la ville, il fait 41°C…

Le téléphone n’en peut plus !

Pourtant c’est un iPhone hors de prix…

Mais comment font-ils pour téléphoner en Afrique ou en Asie ?!?!

Un feu non loin de Montmorillon

En tournant à 90 degrés pour prendre la D727 nous pouvons apercevoir au loin, vers le sud, un important panache de fumée…

Nous avons compris pourquoi nous avions été déviés, un incendie fait rage au sud de Montmorillon.

La fumée monte très haut et fait penser à un feu de végétation. En effet, nous l’avons appris plus tard, il s’agissait d’un feu de chaume, relativement important.

Il a débuté dans l’après-midi et s’est terminé en toute fin de journée.

Montmorillon

Nous sommes donc dans le département de la Vienne et Montmorillon compte 5 821 habitants, appelés les Montmorillonnais.

Pour aller vite disons que cette ville est réputée pour être la Cité de l'Écrit et des Métiers du Livre, elle est une destination culturelle incontournable de la région Nouvelle-Aquitaine.

Son quartier médiéval rassemble librairies, bouquinistes, ateliers de calligraphie, d'enluminure et de reliure, créant une atmosphère particulière.

Malheureusement en cette journée de canicule et en plein milieu de l’après-midi nous n’avons constaté aucune animation, aucune boutique ouverte…

Traversée par la Gartempe, où un petit groupe de personnes se baigne, la ville possède également un riche patrimoine composé d'églises romanes, de maisons anciennes, d'un vieux pont et de plusieurs musées.

Par ailleurs, tout au long de l'année, Montmorillon accueille salons du livre, expositions et événements culturels qui participent à son dynamisme.

Enfin ne cachons pas un des motifs de notre visite c’est la spécialité gastronomique de Montmorillon.

C’est le célèbre macaron de Montmorillon, fabriqué selon une recette traditionnelle à base d'amandes…

Nous l’avions découvert l’été dernier aux halles de Poitiers…

Nous nous garons sur le bord de la Gartempe au niveau du pont, au pied d’une falaise, nous traversons le pont et allons voir la ville Basse

Nous remarquons quelques hôtels particuliers et le palais de Justice. Il est de style antique mais il a été bâti en 1861 en remplacement de l'ancien lieu de justice qui était, alors, jugé trop exigu.

Ce bâtiment de grande ampleur est caractéristique des édifices publics du XIXème siècle, qui puisaient dans le répertoire de l'Antiquité : la façade et ses colonnes doriques se retrouvent ainsi sur de nombreux palais de justice de l'époque.

Nous rebroussons chemin et empruntons de nouveau le pont Vieux.

Ce Vieux Pont date des XVème et XIXème siècles. Il se composait à l'origine de trois arches, et de deux avant-becs circulaires qui supportaient une chapelle et une porte fortifiée. Seule l'arche centrale a été conservée.

Nous commençons à monter vers le ville Haute.

La rive gauche de la Gartempe est la partie la plus ancienne de la ville et est appelée Brouard. Elle possède encore plusieurs maisons d'aspect médiéval, qui ont été restaurées dans le cadre de la création de la Cité de l’écrit et des métiers du livre en 2000.

La maison dite du Brouard située au 6 rue Montebello est inscrite comme Monument Historique depuis 1942.

Nous arrivons devant L’église Notre-Dame de Montmorillon.

Elle est donc située dans le quartier du Brouard. Attestée par les sources écrites dès le XIème siècle, l’église possède un plan en croix latine dont le chœur est fortement désaxé par rapport à la nef.

L'église a été de nombreuse fois remaniée, pendant les guerres de Cent Ans et de Religion.

Restaurée dès le XIXème siècle, elle est également dotée d'une nouvelle chapelle dédiée au miracle de la Vierge en 1877.

L'intérieur est orné d'objets mobiliers, comme la Déploration en terre cuite polychrome, du XVIIème siècle, et l'immense tableau de l'Adoration des Mages offert par Napoléon III à la paroisse.

Mais nous ne verrons rien car elle est fermée et visiblement supporte d’importants travaux !

Nous continuons notre balade sous un soleil écrasant. Il n’y a personne dans les rues, aucun commerce ouvert…

Nous remarquons le nom de place : place Régine Deforges.

Régine Deforges

Régine Marie Léone Deforges, née le 15 août 1935 à Montmorillon et morte le 3 avril 2014 à Paris 14e, est une romancière et éditrice française.

« D'un ton très libre, voire libertin, ses romans sont souvent des plaidoyers féministes défendant le droit des femmes à s'assumer seules, jusques et y compris dans leur sexualité, qui peut être le lesbianisme.

Elle situe l'action de plusieurs de ses romans dans la campagne proche de Montmorillon et sur les rives de la Gartempe, dans la région poitevine… ».

Ensuite nous passons devant un arrosoir géant !

Il fait partie d’une nouvelle stratégie de développement qui a été pensée pour redonner vie à la cité de l’écrit, en l’ouvrant à l’art urbain, au patrimoine et à la nature, en aménageant ce quartier…

« Un sacré défi qui attendait Manon Lemaire, recrutée comme chargée de mission par la Ville de Montmorillon en juillet 2024. Sa mission, justement, pour les trois prochaines années : refaire battre le cœur de la Cité de l’écrit, moribonde depuis des années.

L’arrosoir géant, installé place Deforges, devrait ainsi être complété d’une œuvre artistique…

Pour l’année 2025, un budget de 221.668 € a été dédié à cette refonte…

Nous arrivons maintenant devant un monument relatif à la seconde guerre mondiale, il nous évoque Bernard Harent.

Bernard Harent

Bernard Harent, né le 24 juillet 1916 à Montmorillon et mort pour la France le 13 juin 1944 à Sérent, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Sous-officier des troupes coloniales, il décide de se rallier à la France libre en 1940 et combat en Afrique et au Proche-Orient. Parachuté en France en 1944, il est tué lors de combats pour la libération de la Bretagne…

« Le 13 juin 1944, Bernard Harent commande une mission de reconnaissance à Plumelec.

Attaquant un café dans lequel sont retranchés des soldats allemands, il est atteint d'une rafale de mitrailleuse lors du combat… ».

Nous quittons la ville Haute de Montmorillon, toujours aussi seuls, pour reprendre Z et aller voir, voire déguster et acheter les fameux macarons de Montmorillon !

Le macaron de Montmorillon

La tradition orale prétend que c'est le frère Roger Girard, confesseur de Marie de Médicis, prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon, qui apporta la recette du macaron dans la ville. Cependant les plus anciennes traces écrites de l'existence du macaron de Montmorillon ne remontent pas avant le XVIIIème siècle ...

Au milieu du XIXème siècle, deux sœurs, habitantes de la ville, les sœurs Chartier décidèrent de fabriquer des macarons.

En 1901, la fille d'une des sœurs reprit le flambeau et transmit le savoir-faire à sa fille Madeleine qui prit les rênes de la fabrication en 1920.

Aujourd'hui ses descendants perpétuent la tradition au sein de la Maison Rannou-Métivier.

L'originalité du macaron de Montmorillon réside dans sa forme de petite couronne ducale utilisée dès l'origine semble-t-il.

Ingrédients :

  • poudre d'amande
  • sucre en poudre
  • extrait d'amande amère
  • blanc d’œuf
  • sel

C’est certes un macaron plus « rustique » que ceux de Ladurée mais il mérite le détour…

C’est ce que nous avons fait !

Nous repartons pour gagner Saint Savin où des nourritures plus spirituelles nous attendent, et notre hôtel aussi…

La route est toujours aussi peu sexy…

Des lignes droites où il faut en permanence surveiller son compteur…

Mais nous voilà bientôt à Saint Savin.

La suite dans l’épisode 4.

Ça chauffe vers Montmorillon !
Ça chauffe vers Montmorillon !
Ça chauffe vers Montmorillon !
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