Toujours du beau temps, idéal pour terminer notre tour du lac du Salagou.
Rappel :
L’idée étant de réaliser quelques photos dans les paysages uniques et étonnants autour du lac. Voici donc nos 9 spots photos en 5 épisodes.
Cet épisode détaille les spots photos n° 8, n° 9 et un bonus !
C’est un secteur que nous connaissons assez bien, vous pourrez retrouver des balades dans le coin en tapant « Salagou » dans la barre de recherche du blog.
Il y a 2 ans nous avons notamment identifié les vestiges des routes qui existaient avant la création du lac, notamment la mythique Nationale 9…
Aujourd’hui pas de recherche particulière, juste l’idée de prendre des photos de Z dans cette ambiance et ce décors si particulier du Salagou.
Voici pourquoi vous trouverez beaucoup de photos plus ou moins réussies !
Vous trouverez également les emplacements de nos 9 spots photos de cette balade.
Voici les grandes lignes de cet épisode 5, les photos juste après le texte !
Après notre arrêt au col des détroits nous reprenons la route en direction de Salasc par la D148.
L’environnement change, le rouge n’apparait plus que par petites touches et le vert de la végétation redevient majoritaire…
Nous enchaînons de Salasc vers Octon par la D148E.
Nous remarquons à l’entrée d’Octon une grande maison avec quelques voitures anciennes, notamment une Peugeot 403, une Peugeot 203 Familiale, et peut-être une seconde 203 berline avec des roues à rayons. Toutes semblent « dans leur jus » mais en bon état.
Nous avons détaillé ces villages dans des articles précédents donc nous ne nous attardons pas et nous suivons la D148.
Vous trouverez dans les anciens articles l’histoire « tragique » de la borne Michelin des rives d’Octon…
https://z4du34.com/2024/02/octon-et-le-pont-de-salasc.html
Nous passons le petit ruisseau le Révérignès, un de ceux qui alimentent le lac en saison des pluies.
Ensuite nous passons devant le Mas de Riri, établissement emblématique du Salagou, et nous arrivons au niveau du village « ruiné » de Celles.
Nous n’allons pas descendre pour voir le village car c’est impossible en voiture sauf pour certains…
De là nous avons :
https://z4du34.com/2024/02/celles-le-village-qui-a-failli-disparaitre.html
De là où nous sommes nous apercevons le fameux panneau Michelin déplacé pour éviter de disparaitre sous les eaux…
Après quelques photos nous repartons sur la D148.
Nous arrivons à la bifurcation avec la D148E5 qui n’est autre que l’ancienne Nationale 9 !
C’est une belle ligne droite qui se termine sur un grand parking, le parking de la base nautique des Vailhés.
Et du parking on aperçoit l’ancienne Nationale 9 qui plonge dans le lac…
Son point de sortie étant l’actuel belvédère - point de vue situé sur la rive d’en face…
Vous pourrez trouver des infos sur ces 3 km de route ennoyées dans nos articles précédents.
https://z4du34.com/2024/01/la-nationale-9-plonge-dans-le-lac.html
Aujourd’hui il est « petitement » occupé mais l’idéal c’est en saison d’hiver car il n’y a personne et sous le soleil il y a moyen de faire de jolies images…
Il y a un projet en cours (et même plusieurs volets) autour du parking des Vailhés, mais il faut comprendre qu’il s’inscrit dans une requalification globale de toute la « baie des Vailhés » et pas seulement du parking.
Ce qui est prévu concrètement mais qui reste assez discret au niveau communication publique…
Le parking des Vailhés fait partie d’un site jugé mal organisé et peu valorisé aujourd’hui.
Le projet vise à réorganiser le stationnement, mieux l’intégrer au paysage et limiter l’impact visuel sur les berges.
L’objectif global (à l’échelle du Salagou) est de canaliser les voitures et favoriser les déplacements doux (piétons, vélos).
Les Vailhés sont considérés comme une porte d’entrée nord du lac, avec forte fréquentation (plus de 250 véhicules certains jours).
Le projet consiste à mettre de la cohérence entre parking, plage, base nautique et accès au lac.
Moderniser les équipements autour du parking
Base nautique : installations jugées vieillissantes → modernisation prévue…
Projet d’environ 3 millions d’euros porté par Huttopia pour rénover le camping et améliorer la restauration accessible au public.
Quelques photos et nous repartons en sens inverse.
Arrivés au carrefour au bout de la ligne droite vestige de la Nationale 9 nous prenons à droite, sur la D148E4, le panneau indiquant Lodève.
Nous arrivons aux Cartels, et au carrefour nous prenons la D140 parallèle à l’autoroute A75.
Puis nous prenons la D908 au sud de l’A750, aujourd’hui plus personne n’utilise ce genre de petites routes pour aller de Clermont l’Hérault ou de Lodève à Montpellier…
Maintenant le trafic passe essentiellement sur l’A750, mais évoquons l’histoire de cette liaison routière.
L’axe Gignac - Montpellier est en réalité un des plus anciens corridors de circulation du Languedoc, dont la D750 actuelle n’est que la dernière incarnation.
Bien avant toute route moderne, il existait déjà un itinéraire majeur :
Cette voie servait notamment au commerce, sel, bétail, transhumance, et à relier la côte à l’intérieur, Larzac, Rouergue.
Plus tard, du Moyen Âge au XVIIIème siècle, ce fut un axe très stratégique.
Gignac devient un point clé, un carrefour de routes de transhumance et de commerce.
La ville est un passage obligé entre Montpellier et Lodève / Millau.
L’étape décisive arrive au XVIIIème sous l’Ancien Régime.
En 1768, on trace une route royale Montpellier–Paris via l’Auvergne.
Il s’agit de travaux importants :
C’est là qu’on obtient le premier tracé moderne structuré de l’axe.
Ensuite au XIXème siècle c’est la transformation en Route Nationale 109
Avec la structuration du réseau français la Route Nationale 109 est créée en 1824.
Elle relie Clermont-l’Hérault à Montpellier en passant par Saint-Félix-de-Lodez et Gignac.
C’est une antenne de la RN9, l’axe Paris–Espagne.
C’est l’ancêtre direct de l’axe actuel.
Au XXème siècle une modernisation progressive est enclenchée.
Entre 1960 et 1990 se réalisent des aménagements en 2×2 voies partiels, des déviations de villages et des adaptations au trafic croissant.
Mais la RN109 reste partiellement sinueuse et elle est souvent saturée…
Aussi, en 1996-2010 c’est la création de l’autoroute
C’est une transformation majeure.
L’A750 remplace progressivement la RN109, elle en reprend souvent son tracé mais ajoute des contournements.
La route locale correspond aujourd’hui à d’anciens tronçons déclassés, souvent de la RN109, de routes départementales parallèles, et de routes secondaires desservant villages et zones locales.
Elle a été rebaptisée D619.
De cette D619 nous allons prendre une route qui a longtemps posé des problèmes aux personnes qui y circulaient : la D114 dans son secteur de La Taillade.
Le secteur de la Taillade est un point clé historique car avant 1768 c’était un passage difficile en raison de fortes pentes et de zones dangereuses…
Aussi, en 1768, des travaux furent entrepris, rectification du tracé, pente adoucie et l’axe fut un peu déplacé vers le sud
C’est un des endroits où on voit clairement la transition : chemin ancien → route royale → route moderne
La D114 est moins documentée que des routes nationales mais on peut reconstituer son rôle historique.
À l’origine la D114 correspond à un ancien axe secondaire transversal qui reliait :
Sa fonction principale était de relier les villages de garrigue et de contourner l’axe principal RN109.
La route suivait probablement des chemins pastoraux anciens et des axes de desserte agricole.
Ceux-ci servaient surtout à la circulation locale (vin, huile, céréales) et constituait une liaison entre la garrigue intérieure et les marchés de Montpellier.
Plus tard, au XIXème et XXème siècle, comme beaucoup de départementales issues de chemins vicinaux améliorés, elle sera intégrée au réseau départemental.
Contrairement à la RN109 cette route n’a pas de rôle national mais rôle local structurant.
Aujourd’hui la D114 sert de liaison locale parallèle à l’A750.
Elle connecte Montarnaud / La Boissière à Cournonterral, puis Fabrègues et à l’ancienne Nationale 113, aujourd’hui D613.
Elle permet d’éviter les grands axes.
Nous sommes sur la D114, après les virages de la Taillade, d’où nous apercevons le château, et nous suivons toujours cette route qui devient assez rectiligne.
La route n’est pas en très bon état et n’est pas très large mais très agréable car nous circulons à l’ombre, sous le feuillage de jolis petits arbres.
Nous arrivons à une série de virages. D’un de ceux-ci nous connaissons un joli spot photos, c’est le n°10, en bonus.
L’endroit offre une belle vue sur le littoral.
On distingue :
Mais en réalité ce n’est plus la D114 car au niveau de ce virage on change de commune et la D114 devient la M114, soit la route Métropolitaine 114.
En effet, au nord du virage nous sommes à 34230 Aumelas, exactement ici : 43.580580, 3.667967
Au sud du virage nous sommes à 34660 Cournonterral, exactement ici : 43.579486, 3.666904
Et Cournonterral fait partie des 31 communes de la Métropole de Montpellier, tandis qu’Aumelas non.
Nous terminons nos photos et nous repartons sur la M114.
Nous traversons Cournonterral et nous arrivons à Montpellier, fin de cette grande journée photos !