Massiac étant sur notre route notre objectif est de retrouver l’emplacement où cette photo a été prise…
Sur cette photo 11 jeunes hommes posent devant un magnifique mur Michelin !
C'est une photographie trouvée sur l'excellente page FB de "Cantal, en remontant le temps", riche en CPA, Cartes Postales Anciennes.
Ces jeunes hommes doivent avoir une vingtaine d’années et c’est certainement « la classe 1960 ». La formulation « jeunesse Massicoise » incite à le penser.
À moins qu’il ne s’agisse de tout autre chose !
Une bande d’amis, une chorale ou une équipe de foot !
J'ai laissé un message sur le Messenger du site pour essayer d'en savoir davantage mais à ce jour je n'ai pas eu de réponse...
Donc, au temps du service militaire, supprimé en 1997, pour l'administration militaire, la classe désignait l'année prévue d'incorporation dans l'armée d'un homme de 20 ans.
Et, pour les garçons concernés, c’était l’occasion de se réunir et de faire la fête avant de partir effectuer son service militaire, très souvent loin de sa résidence habituelle.
Depuis 1950, la durée de ce service militaire était de 18 mois.
Mais durant la guerre d'Algérie, de 1954 à 1962, certaines classes ont été rappelées et d’autres maintenues sous les drapeaux jusqu’à 30 mois.
La durée du service sera ramenée à 18 mois après la fin des opérations en Algérie.
On ne peut exclure que ces jeunes gens furent concernés…
En revanche ce que nous savons c’est que le mur Michelin n’existe plus…
Ces panneaux étaient apposés devant un rocher équipé d’un escalier situé dans le quartier de Bel Air, à l’entrée sud de Massiac.
Nous savions par Google Maps que ces panneaux n’existaient plus mais, par contre, que la Nationale 9 indiquée sur le panneau existait toujours à cet endroit.
En effet c’est une des bizarreries des dénominations des routes…
Elle existe donc toujours sous ce nom, de la sortie au sud de Massiac de l’A75 où elle est rejointe par la D909, elle entre alors dans Massiac, le traverse, et se transforme sur à nouveau en D909 après environ une existence de 2,6 km…
Nous avons réalisé une capture écran où figure en bleu les 2 600 mètres de la Nationale 9.
Donc sur la photo le mur indique deux directions, N9 d’un côté et N588 de l’autre.
Aujourd’hui on retrouve sur les panneaux modernes la Nationale 9 avec son cartouche rouge N9 du côté est.
Par contre, du côté ouest, la N588 est devenue N122…
Lors de notre entrée à Massiac nous avons parcourue sur quelques centaines de mètres cette N122 afin de voir le vieux pont métallique qui franchi l’Alagnon.
Si Massiac était très fréquentée au temps de la Nationale 9, notamment les mois d’été lors des vacances, la ville est assez endormie en cette après-midi de fin juin…
Nous nous sommes amusés à reconnaitre les lieux qui figurent sur d’anciennes cartes postales…
Puis nous sommes repartis sur la Nationale 9…
À la sortie de la ville la belle haie de grands peupliers n’existe plus mais le petit oratoire au sommet du rocher de la Madeleine est toujours là.
Terminons avec quelques mots sur Massiac.
C’est une petite ville d’environ 1 800 habitants, les Massiacoises et les Massiacois.
Massiac est située au centre d’une vallée formant une petite Limagne et au confluent de trois rivières : l’Alagnon, l’Alagnonnette (dite aussi l’Igoune) et l’Arcueil.
À l’ouest commencent les monts du Cézallier, à l’est ceux de la Margeride. Au nord, deux éperons basaltiques ferment la vallée. Cette situation a valu à la ville le beau surnom de « Porte fleurie du Cantal ».
Le nom de la ville provient de celui d'une villa gallo-romaine : le domaine de Mathieu. Le nom latin « Mattii Acum » s'est peu à peu transformé pour donner Maciac en auvergnat (prononcé localement « masha ») et « Massiac » en français.
Ce fut de tout temps un carrefour important.
Depuis la « disparition-transformation-cannibalisation » de la route Nationale 9 qui la traversait, la ville est plus tranquille car le trafic passe sur l’autoroute A75 reliant Clermont-Ferrand à Montpellier.
Mais Massiac est placée entre les sorties 23 et 24 de l’A75.
C'est également le point de connexion avec la route nationale N122 allant vers Aurillac.
La ville est aussi desservie par la gare de Massiac-Blesle sur la ligne Figeac - Arvant, qui la met en liaison directe avec Clermont-Ferrand (environ 1 h 05), Aurillac (environ 1 h 15) et Béziers. En 2016, son trafic s'élevait à plus de 29 000 voyageurs par an.
Elle connut une grande prospérité à l’époque de l’épopée de l’antimoine.
Grâce à l’extraction de ce minerai dans la région de Massiac, la France fut le premier producteur mondial d’antimoine entre 1890 et 1910.
L’époque fastueuse dura une soixantaine d’années. La crise des années 1930 mit un coup d’arrêt à l’exploitation…
Enfin, nous l’avons évoquée plus haut à la sortie nord de Massiac se trouve une chapelle.
La chapelle Sainte-Madeleine date du XIIème siècle, elle a été érigée au sein d’un château fort construit par les seigneurs de Mercœur.
De ce château, il ne reste aujourd’hui que la motte castrale.
Elle a été agrandie au XVème siècle. De style roman, elle a été bâtie en pierres de basalte et de tufs volcaniques rouges, elle est surmontée d’un clocheton. Son toit est en lauzes et un porche à auvent appelé « caqueteuse » est doté de deux bancs latéraux.
Elle a été classée monument historique en 1982.
Maintenant cette petite chapelle perchée sur son rocher ne domine plus la Nationale 9 mais l’autoroute A75 à l’est et la D909 à l’ouest…