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Poudenas, son église, son château, ses cornières et son aérostier

Poudenas, son église, son château, ses cornières et son aérostier

Avant de redescendre vers le Gers nous nous arrêtons pour visiter l’église et le château de Poudenas, au sommet d’une colline.
Nous découvrirons une plaque peu banale apposée sur une maison du village et l’usage local du mot « cornières » …

Roulant sur la D656 nous arrivons au village de Poudenas.

Poudenas

C’est un joli petit village perché d’environ 200 habitants, les Poudenaquais.

Le château est à environ 100 mètres plus haut que notre parking qui jouxte presque la Gélise, la rivière qui longe la route, traversée par un ancien pont roman.

Le château offre une façade sud dans un style villa italienne Toscane…

Mais Poudenas possède d’autres monuments que nous allons voir de plus près dans une balade à pied.

Nous nous garons juste à côté d’un long bâtiment que les habitants nomment les cornières.

Les cornières

Cette grande maison en bord de route (plan cadastral 1833) est traditionnellement identifiée comme ancien relais de poste ou auberge (bâtiments du XVIIIème siècle, portique en pierre, galerie en bois). Cette tradition orale et l’édifice sont référencés dans la base Mérimée du ministère de la Culture.

J’ai trouvé un article intéressant sur ce bâtiment dans la Dépêche du Midi du 6 mai 2009.

« Marie-Claude Gracia, celle qui fut pendant longtemps à la tête de « La Belle Gasconne » à Poudenas, aime à se replonger dans les archives historiques du haut lieu des cornières. Elle a gardé de vieux documents, preuves de l'héritage par filiation, de générations en générations, puisqu'elle en compte six qui ont vécu à l'actuel Café-Galerie.

« Mon arrière-grand-mère Aurélie avait acheté un bâtiment. Les femmes travaillaient dans l'entreprise, l'auberge, qui faisait restaurant et hôtel ; les écuries étaient à gauche. Quand j'étais petite, elles étaient devenues un chai. Le mari d'Aurélie était forgeron, leur fille Sylvanie a pris la suite, elle a fait un mariage d'amour. Son mari, Joseph Soubiran, était maréchal-ferrant. Les femmes restaient en cuisine. Ma mère Elise était aux fourneaux.

Mon père, Arthur, est resté dans l'entreprise, il était artiste. Mes parents ont modernisé les lieux, apporté du confort, ça restait un hôtel-restaurant, maman cuisinait. Mon père a ouvert un restaurant à Seignosse. Au décès de mon père, le restaurant a été vendu aux enchères. Lorsque le nouveau propriétaire a voulu vendre, nous avons eu l'opportunité de racheter l'immeuble afin qu'il revienne dans la famille.

J'adore ces arcades avec ses dentelles ogives, les arches sont uniques. Au XIIIème siècle, c'était une maison de gens en armes qui faisaient le guet pour le château.

C'était aussi un relais de Poste. Le mari d'Aurélie organisait des bals. A une époque, on y a installé une alimentation, confection-bonneterie, un garage, café-restaurant.

En 1969, avec mon mari, nous avons acheté une grange sur la place pour monter une conserverie artisanale.

Nous avons acheté un coin des arcades à papa pour installer la boutique de vente. Ce fut un gros succès en 1978 ».

Mais pourquoi ce nom de « cornières » mentionné dans l’article et sur les anciennes cartes postales ?

Les cornières : arcades, usages et symbolique

La principale signature architecturale des places de bastide réside dans ses « cornières », autrement dit les galeries formées par des arcades reposant sur des piliers de pierre ou de bois. À Tournon-d’Agenais par exemple, les quatre côtés sont pourvus d’arcades : ce dispositif offrait, dès le Moyen Âge, un abri aux commerçants, marchands ou artisans, protégeant chalandise et victuailles du soleil et de la pluie.

Les cornières présentent plusieurs caractères :

  • Alternance d’arcades en ogive et en plein cintre, traduisant à la fois différentes phases de construction et l’influence de l’architecture romane et gothique.
  • Piliers massifs en moellon de calcaire local, parfois en brique, selon les parcelles.
  • Superposition d’étages résidentiels : chaque arcade supporte une maison, aujourd’hui encore utilisée comme habitation ou commerce.

Ce modèle d’utilisation des cornières révèle un aspect profondément social : au-dessus de la boutique (la « boutique basse »), la famille commerçante vivait — l’espace privé se superposant à l’espace public et marchand, formant ainsi une véritable unité de vie et de travail.

Effectivement nous avons retrouvé dans beaucoup de bastides ce style de construction, souvent encore bien vivante aujourd’hui…

Nous attaquons maintenant la montée vers le sommet de la colline.

Nous arrivons à l’église.

Église de Poudenas

L’église a été construite au XIIème siècle dans le style roman. Elle est constituée d’une nef unique prolongée d’une abside semi-circulaire. Elle devait être voûtée en cul-de-four. La nef devait être aussi voûtée en berceau. Les autels latéraux nord et sud sont placés dans des niches. Il ne subsiste de l’église romane que l’abside et la dernière travée de la nef. On peut voir à l’intérieur de l’église deux chapiteaux romans dont le style rappelle ceux de l’église Saint-Jean-Baptiste de Mézin. On peut voir des marques de tâcherons sur le chevet.

La nef ainsi que le clocher mur ont été construits à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle. La nef et l’abside sont aujourd’hui couvertes par un lambris. Il reste dans l’église des vestiges de litre (bande peinte) du XVIIIème siècles. Les sacristies ont été construites au nord. L’édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 6 mars 1980.

Nous remarquons au fond de l’église une plaque de marbre.

La plaque à la famille De Podenas

Le village de Poudenas tire une part importante de son identité historique du château, qui était la résidence des seigneurs de Podenas.

Le nom « Poudenas » (la commune) semble donc étroitement lié à celui de la famille seigneuriale : le château construit par les Podenas est un élément structurant de la topographie et de l’histoire du village.

Donc, la "famille noble de Podenas" est en réalité celle qui dirigeait, au moins à l’origine, la seigneurie de Poudenas (le lieu). C’est un cas classique où le nom de la seigneurie (ou du château) et celui de la famille se confondent ou se renforcent mutuellement.

Il semble y avoir des variations orthographiques dans le temps : Podenas, Podénas, etc., ce qui est assez fréquent dans les familles médiévales.

L’histoire est complexe : la seigneurie a changé plusieurs fois de mains, donc « la famille de Podenas » n’a pas toujours été propriétaire unique du château.

Justement nous allons nous approcher du château, par sa façade nord, la plus austère.

La vue au sortir de l’église dévoile la plaine en contre bas et enfin un ciel qui devient de plus en plus bleu !

Le château de Poudenas

Son histoire en deux mots…

Construit au XIIIème siècle par les seigneurs de Poudenas vassaux d’Edouard 1er Plantagenet, duc d’Aquitaine et Roi d’Angleterre, le château de Poudenas défend la vallée de la Gélise, qu’il surplombe, au débouché de la forêt landaise.

Fortification militaire jusqu’au XVIème siècle, le château est alors décoré de fenêtres à meneaux, qui ouvrent le donjon au nord et au midi. Cent ans plus tard, un remaniement complet orne la cour intérieure de deux terrasses soutenues chacune par quatre arcades, et la grande façade d’une triple galerie rappelant une villa italienne et son paysage.

Le monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 22 août 1984 pour ses façades et ses toitures du donjon et des bâtiments entourant la cour principale, sa façade sud avec sa galerie et ses terrasses et sa toiture correspondante, sa terrasse devant la façade du château, son escalier de pierre à mur d’échiffre et à volées droites, sa cheminée du grand salon et de la salle de réception et son mur d’enceinte. Il est également inscrit depuis le 26 mai 1952 pour le reste de ses façades et ses toitures.

Sa vie actuelle…

Le château est maintenant utilisé pour des évènements et ses propriétaires actuels sont Jean et Alix de Nadaillac.

« Jean et Alix de Nadaillac vous accueillent en toute simplicité, dans un cadre unique plein de charme où les traditions et l'art de vivre en Gascogne se conjuguent à merveille.  Pour vos séjours dans les gîtes de prestige et, dans l'enceinte du château, vos réceptions de mariage, familiales, amicales, vos évènements, vos séminaires professionnels et vos vacances. Nous disposons de salles de réceptions modulables à la location avec différentes formules suivant votre besoin. Avec le parc de 10 hectares vous pouvez également profiter des espaces extérieurs du château. Notre souhait : vous accompagner dans l'organisation d'un évènement mémorable dans un château d'exception. ».

Un site internet très bien fait avec de nombreuses photos vous donnera un bel aperçu de l’intérieur du château que nous n‘avons pas pu voir…

Nous nous promenons dans les bâtisses transformées en gîtes et allons voir le superbe et vaste parc.

Faisant le tour du château nous remarquons une nouvelle plaque sur une maison un peu délabrée mais dont la porte semble gardée par une imposante statue de Bouddha…

Mais l’inscription sur la plaque n’a pas de rapport évident.

Maison natale de Jean-Joseph Gilibert

Il semble qu’il s’agisse de la maison de naissance d’Alain Louis Jean Joseph Gilibert, né le 1er novembre 1889 à Poudenas (47) et déclaré Mort pour la France le 30 septembre 1918 à Pont-Sainte-Maxence (hôpital complémentaire n°35, Oise).

Je n’ai pas trouvé le grade militaire, le régiment, le numéro matricule ou d’autres détails du parcours (blessures, décorations, affectations) de ce soldat…

Je n’ai également pas trouvé d’informations fiables sur un « ballon 23 » précis commandé par Jean Joseph Gilibert, mais voici le contexte de l’utilisation des ballons en 1918.

Le rôle principal des ballons

Les ballons captifs (“ballons-observation”) étaient largement utilisés pour la reconnaissance : observer les mouvements ennemis, repérer des batteries d’artillerie, cartographier les positions adverses.

Ils servaient particulièrement au réglage de l’artillerie : depuis leur nacelle (panier), les observateurs pouvaient communiquer des informations sur où tiraient les canons ennemis ou régler le tir des canons amis.

Ils pouvaient rester en altitude une grande partie de la journée : selon certaines sources, les observateurs pouvaient rester en observation pendant jusqu’à 17 heures dans la nacelle.

Les types de ballons utilisés

Le ballon “Caquot” était très utilisé par les Français : c’est un ballon “kite” (forme allongée, comme une saucisse) conçu par Albert Caquot, bien plus résistant au vent que les anciens modèles.

Avant le Caquot, les Français utilisaient aussi des ballons de type “Drachen” (d’origine allemande), avec gouvernails, pour plus de stabilité.

Ces ballons étaient gonflés à l’hydrogène, ce qui les rendait légers, mais dangereux (risque d’incendie).

Sécurité des équipages

Les observateurs dans la nacelle étaient exposés : en cas d’attaque (avions ennemis, tirs antiaériens), ils devaient souvent sauter en parachute. Ce type de parachute a été progressivement adopté pendant la guerre.

Il y avait des équipes au sol pour manœuvrer le treuil qui remonte ou descend le ballon.

Le treuil peut être automobile (plus mobile) : vers 1917 / 1918, l’aérostation française utilisa des treuils Caquot montés sur des camions Latil.

À propos du “ballon 23” je n’ai pas trouvé de référence claire à un “ballon 23” français dans des sources historiques “classiques”.

Il est possible que “23” fasse référence à une compagnie d’aérostiers (23ᵉ Compagnie), plutôt qu’au numéro du ballon lui-même.

Il faut rappeler que l’utilisation des ballons fut intense lors du premier conflit mondial.

Selon un document sur l’aérostation, vers la fin de la guerre (1918), la France disposait d'environ 94 compagnies d’aérostation.

Toujours d’après cette source, il y avait environ 2 000 ballons d’observation et 2 750 ballons de protection (barrage) à cette période.

Pour les ballons Caquot (modèles modernes de ballon captif utilisés vers 1917-1918), la France a formé 76 unités équipées de Caquot.

La France a construit “près de 4 200” ballons captifs pendant la guerre, répartis entre ballons d’observation et de barrage…

Le nombre élevé de ballons construits montre que l’aérostation était un volet très significatif de la guerre.

Cette plaque rappelle qu’être observateur de ballon n’était pas une mission sans danger : accident, attaques aériennes, tirs antiaériens, et, malgré l’utilisation du parachutiste, les pertes en vies humaines étaient élevées…

Nous continuons notre promenade et passons devant un joli lavoir.

Le lavoir

Il a été restauré en 2015.

« La commune tient à conserver, mettre en valeur et de rendre accessible à tous, son petit patrimoine. Mercredi en fin d’après-midi, s’est déroulée l’inauguration du lavoir situé au centre du village en contrebas du château. Cet édifice très ancien, malgré son bâti modeste, constitue un lieu de mémoire pour les habitants. Il présente également un atout touristique : idéalement placé sur un chemin de randonnée, il sert de halte. ».

Et nous arrivons au parking où nous reprenons nos Z pour gagner Fourcès, un village du Gers classé parmi les plus beaux villages de France.

Mais juste avant d’entrer en Occitanie nous allons passer tout à côté d’un domaine de la commune de Villeneuve de Mézin, dans le Lot et Garonne, le domaine de Loupillon.

Cela va être l’occasion d’évoquer un ancien président de la République Française…

Poudenas, son église, son château, ses cornières et son aérostier
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