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Le plateau du Limon et le col d’Entremont

Le plateau du Limon et le col d’Entremont

Nous avons dépassé la bifurcation avec la D49 qui vient d’Apchon et du Pas de Peyrol et nous restons sur la D3 pour traverser le plateau du Limon, puis franchir le col d’Entremont et arriver à Murat.

C’est une route et une ville que nous connaissons et un plateau que nous aimons parcourir, il est un peu dans le style du Cézallier…

Le plateau du Limon

Le plateau du Limon se trouve entre Murat, Allanche et Ségur-les-Villas, à une altitude moyenne de 1 100 à 1 200 m.

C’est un plateau volcanique issu des immenses éruptions du volcan cantalien, il y a 5 à 13 millions d’années.

Les coulées de lave se sont étalées largement, puis l’érosion a adouci les reliefs, créant ce paysage ouvert et presque horizontal :

  • grandes prairies d’altitude sans haies
  • relief très doux, presque plat
  • peu d’arbres, mais de vastes horizons
  • sols fertiles issus des cendres volcaniques
  • nombreuses zones humides et tourbières

On parle souvent d’un paysage de « steppe d’altitude », très différent des vallées encaissées du Cantal.

Les activités humaines sont tout de même présentes :

  • principalement élevage bovin, notamment Salers et Aubrac
  • foin et pâturages d’été
  • habitat dispersé, burons, fermes isolées

Ce paysage est façonné par l’homme depuis le Moyen Âge, mais reste très peu artificialisé.

Le plateau de Limon est sympa toute l’année :

  • été : vert intense, vents frais, sensation d’espace
  • automne : tons dorés, brumes matinales
  • hiver : neige fréquente, ambiance nordique
  • printemps : sols gorgés d’eau, fleurs de prairies

Toujours sur la D3 nous passons au niveau du village de Ségur les Villas, mais depuis la déviation on ne passe plus au centre du village. La route le contourne par l’ouest.

Ségur Les Villas

Cette commune fait partie de l’arrondissement de Saint-Flour et du canton de Murat, ainsi que de l’intercommunalité Hautes Terres Communauté.

Située sur le Massif central, elle est perchée autour de 1 040 mètres d’altitude et couvre environ 26,7 km².

C’est une commune rurale avec un habitat très dispersé. Sa population est relativement faible, autour de 220 habitants selon les dernières estimations.

Historiquement, la population a toujours diminué depuis les années 1960…

Le village est situé dans un cadre naturel verdoyant, au bord de la Santoire, avec des ruisseaux et prairies environnantes.

À proximité se trouve la Réserve naturelle régionale des tourbières du Jolan et de la Gazelle, une zone protégée riche en faune et flore typiques des tourbières d’altitude.

De la route on aperçoit une chapelle au sommet d’une haute et belle colline, la chapelle Notre Dame de Valentine.

La chapelle Notre Dame de Valentine

La chapelle Notre-Dame de Valentine est une chapelle catholique du XIIème siècle agrandie au XXème siècle, située à proximité du village de Ségur-les-Villas.

À l’origine la chapelle est une fondation seigneuriale. On la doit probablement au lignage des Valentine qui lui ont donné leur nom.

Ceux-ci sont mentionnés dans la documentation médiévale à partir du XIIème siècle.

À cette époque, le petit sanctuaire constituait le lieu de culte d’un château, près duquel s’était développé un village, l’un et l’autre avaient disparu avant la révolution. Au XXème siècle une nouvelle chapelle plus vaste a remplacé le petit édifice médiéval qui s’était perpétué grâce à la popularité de son pèlerinage.

Ensuite de la D3 nous voyons un amas de rocher et probablement des orgues de basalte. Ce paysage nous fait penser au dyke basaltique de Châteauneuf qui n’est pas loin.

Dyke basaltique de Châteauneuf

On y trouve des habitations préhistoriques qui sont classées au titre des monuments historiques depuis 1924.

Des haches polies, des pointes de flèche en silex, des grattoirs concaves, des fragments de meule en silex, des pointes de flèche ou dards, des morceaux de poteries et une fusaïole ont été trouvés, suggérant une occupation au Néolithique.

La fusaïole est un objet en forme de disque, percé d'un trou central, dont le poids assure la rotation régulière du fuseau d'un filage à la main. Les fusaïoles constituent souvent le seul indice de l'apparition des textiles du néolithique jusqu'à l'antiquité.

Et nous arrivons au col d’Entremont.

Le col d’Entremont

Le col d’Entremont, 1 210 mètres d’altitude selon le panneau, est un passage naturel entre :

  • la vallée de la Santoire
  • et le plateau du Limon

Il marque une transition nette de paysage.

Le nom signifie littéralement “entre les monts” :

  • entouré de reliefs volcaniques arrondis
  • point de passage ancien entre vallées agricoles

Au niveau paysage la vue est dégagée sur le plateau avec un relief plus marqué que sur le Limon.

On peut voir un mélange de prairies, bois et landes.

On perçoit une sensation de seuil géographique, on sent ici qu’on change de monde : on quitte une vallée parfois un peu encaissée pour entrer sur un vaste plateau ouvert.

Il est très emprunté par les randonneurs, les cyclistes et les automobilistes :

  • par la D3 dans le sens Murat - Col d’Entremont
  • par la D680 dans le sens Dienne - Col d’Entremont.

Si on a indiqué que le plateau de Limon était beau toute l’année il faut quand même parler de l’hiver au col d’Entremont.

C’est un col très exposé au vent, les brouillards y sont fréquents et en hiver neige et congères sont très présentes…

Un lieu parfois rude mais spectaculaire.

Nous y sommes passés une année en octobre sous la pluie, c’était une tout autre ambiance qu’en ce 5 août ensoleillé !

Nous repartons.

Au loin sur une colline on distingue une autre chapelle, la chapelle Saint-Antoine de Chastel-sur-Murat

La chapelle Saint-Antoine de Chastel-sur-Murat

Cette chapelle est située sur la commune de Murat et est classée en totalité au titre des monuments historiques depuis 1947.

La chapelle se trouve dans l'ancienne commune de Chastel-sur-Murat, rattachée à Murat en 2017, à 1 187 mètres d'altitude, perchée près du sommet d'une haute colline dominant le village et constituant un remarquable belvédère.

Initié au XIème ou XIIème siècle, l'édifice reçoit deux chapelles voûtées d'ogives au XVème siècle, formant faux transept. Une petite sacristie est ajoutée au XVIème siècle.

C'est un édifice rectangulaire à simple nef doté d'une couverture en ardoise qui intègre un auvent protégeant l'entrée et d'une abside en cul-de-four. Le clocher-mur robuste, avec de puissants contreforts et un escalier d'accès extérieur, compte deux arcades ouvertes dont une seule dotée d'une cloche.

Puis, en approchant de Murat, sur une autre colline nous voyons la statue de Notre-Dame-de-Haute-Auvergne sur le rocher de Bonnevie qui domine Murat.

Notre Dame de Haute Auvergne

Cette statue de la Vierge en fonte d’environ 14 mètres de hauteur a été construite en 1878 sur le Rocher de Bonnevie, à 984 mètres d’altitude.

Ce rocher domine la petite ville de Murat et la statue qui le coiffe est considérée comme un des 3 célèbres édifices religieux bâtis sur des promontoires volcaniques dominant le site de la ville de Murat.

A l’origine, ce rocher était surmonté du château des vicomtes de Murat détruit à l’époque de Richelieu.

« La statue a pour assise un piédestal quadrangulaire à pans coupés, en trachytes du pays ; sa couleur grisâtre l’harmonise si bien avec la montagne, qu’il semble une protubérance du rocher. Elle a été fabriquée par les fonderies Villard et Tournier de Lyon et mesure donc 14 mètres de hauteur (piédestal 6 mètres, vierge 8 mètres) pour un poids total de 1378 kg. ».

Nous entrons dans la ville de Murat.

Ville que vous découvrirez dans le prochain épisode !

Le plateau du Limon et le col d’Entremont
Le plateau du Limon et le col d’Entremont
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Le plateau du Limon et le col d’Entremont
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Le plateau du Limon et le col d’Entremont
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