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Murat, jolie cité médiévale du Cantal

Murat, jolie cité médiévale du Cantal

Nous connaissons cette jolie petite ville labellisée « cité de caractère » et depuis 2020 également labellisée « Ville et Métiers d'Art ».
Arrivant par la D3, nom contemporain de l’ancienne N680, nous commençons par traverser la ville en passant par ses rues étroites…

Aujourd’hui nous allons évoquer quelques monuments au gré de notre balade à pied.

Mais quelques mots sur la route par laquelle nous sommes arrivés.

N680 et D3

À l’origine, dans les années 1930, la RN 680 reliait Brive-la-Gaillarde à Murat. À la suite des réformes du réseau routier dans les années 1970 et 1990, cette nationale a été déclassée progressivement.

Sur le tracé qui passe à Murat, les anciennes sections de la RN 680 ont été renumérotées comme routes départementales, notamment :

  • D680 : une grande partie de l’ancien itinéraire entre Argentat / Pleaux / Salers continue à porter le numéro D680 aujourd’hui.
  • D3 : le tronçon du Chaumeil jusqu’à Murat (c’est-à-dire juste avant d’arriver dans Murat depuis Dienne / Le Chaumeil) est désormais classé D3.

C’est par cette D3 que nous sommes arrivés depuis Riom ès Montagnes.

La traversée de Murat se fait par une jolie épingle au départ, puis des petites rues assez étroites, pour aboutir pratiquement au centre de la ville.

Murat

« Construite au pied du rocher de Bonnevie sous la protection de sa vierge à l’enfant, Murat étale ses belles demeures et autres hôtels particuliers aux yeux des promeneurs. Comme héritage du grand volcan, elle a conservé ses trois rochers emblématiques et ses maisons caractéristiques en pierres de pays : basalte et phonolite. ».

De l’autre côté de la ville se trouve l’église Saint Pierre Saint Paul de Bredons perchée sur un dyke basaltique.

L’église de Bredons

Elle a été classée Monument Historique par la liste de 1840 par Prosper Mérimée. Dans les années 90, à la suite de travaux de restauration de toiture mal réalisés, la charpente et la partie haute des maçonneries de la nef ont été infestées par la mérule en raison d’importantes infiltrations. Des mesures conservatoires ont alors été prises en remplaçant la couverture en lauzes de la nef par du bac acier. Les travaux consistent à redonner son aspect originel au bâtiment en remettant des lauzes, en rénovant la charpente, l'escalier intérieur et les façades, ainsi qu’en protégeant les dix retables des parasites.

Autre souci, l’église a été victime d'un important vol en 2002, qui la dépouilla de nombreux trésors, Bredons est un triste symbole de la cupidité et de l'ignorance. Par mesure de sécurité, une grande partie du mobilier est actuellement déposée au musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour…

Cette année nous n’y ferons pas d’arrêt car elle nous semble encore en travaux, mais nous retournerons la voir lors de notre prochain passage.

La situation géographique privilégiée de Murat

Bâtie sur les bords de la rivière Alagnon, Murat possède une situation privilégiée au cœur des grands axes routiers du département du Cantal.

Elle assure la liaison avec :

  • la route nationale 122, Massiac – Aurillac, que nous allons emprunter pour rentrer à Aurillac
  • la D3, vers Riom-Es-Montagnes, d’où nous venons, et qui passe par le col d’Entremont
  • la D926, vers Saint-Flour, une jolie route avec quelques beaux virages.

Nous avons mis à la fin des photos des points de vue de cette route vers Murat.

La cité est également desservie par la ligne de chemin de fer reliant Aurillac à Clermont-Ferrand. « Cette situation stratégique explique la renommée de Murat comme lieu de commerce et rend aujourd’hui la ville incontournable pour qui envisage un séjour dans le Cantal… ».

La ville ancienne de Murat

Le nom Murat pourrait signifier en Celtes “roc escarpé” mais il est impossible de dire avec précision de quand date la construction de la ville.

Le rocher de Chastel-sur-Murat s'est, lui, révélé plus bavard : l’archéologue Jean Pagès-Allary a découvert sur ce site des traces humaines datant du Néolithique moyen, ce qui laisse penser à une occupation du site de Murat à la même époque. Il faudra attendre le XIème siècle pour voir apparaître des documents écrits confirmant l'existence de la cité. Les précieuses fouilles archéologiques menées par Jean Pagès-Allary sont visibles au musée d’art et d’archéologie d’Aurillac.

Murat, haut lieu des échanges commerciaux

Facile d’accès, la ville se développe grâce au commerce et trois foires vont lui apporter une grande notoriété : les marchés aux blés, aux bestiaux et aux fromages. Cette tradition marchande se perpétue encore aujourd’hui avec le marché traditionnel du vendredi matin et la présence de nombreux commerçants en centre-bourg.

Aujourd’hui la ville compte 1 770 habitants, les Murataises et les Muratais.

Une grande ressource naturelle : la diatomée, richesse d’un sol volcanique

La diatomée est une algue microscopique que nous trouvons sur Murat sous forme fossile. Longtemps nommé “L’or blanc de Murat”, ce minéral de couleur blanche reste rare et peut être utilisé de bien des façons. Sur Murat, c’est le groupe français Imérys qui exploite une partie de la carrière et qui traite la diatomée dans son usine Murataise comme agent de filtration alimentaire. Des visites sont régulièrement organisées en période estivale par l’office de tourisme.

L’histoire récente de Murat

Au cours du premier conflit mondial, la commune perdra plus de 120 de ses fils, mais la période la plus tragique de la ville intervient durant la Seconde Guerre mondiale, en juin 1944. Cette période marquera à jamais l’histoire de la commune : dans la foulée des combats du Mont Mouchet, en représailles à la mort du capitaine SS Geissler, chef de la Gestapo en Auvergne, par un groupe de maquisards, l’armée allemande procéda à une rafle arbitraire de 115 Muratais, tous déportés au camp de concentration de Neuengamme. 75 d’entre eux n’en revinrent jamais… De ce fait, Murat est devenue le symbole de la déportation cantalienne. Le Mémorial des déportés de Murat ouvert en 2009 relate ces drames.

Enfin, à Murat il ne faut pas oublier la spécialité locale, le cornet et plus particulièrement la fête des Cornets.

La Fête des Cornets

Depuis 2005, cette manifestation, dans le cadre d’un banquet-spectacle, met à l’honneur la pâtisserie emblématique de ville : le cornet de Murat.

Son succès immédiat, puis son rayonnement régional (et même au-delà), font de ce biscuit roulé à chaud en forme de petite corne l’invité d’honneur sur toutes les tables du Cantal et de tous les restaurants de la diaspora cantalienne. Il se déguste aussi bien avec des garnitures salées que des garnitures sucrées qui sont proposées chaque année aux 15.000 visiteurs d’un jour, en même temps qu’un programme copieux d’animations de rue : théâtre, magie, musique... Sa renommée est telle qu’elle fait régulièrement l’objet de nombreux articles et reportages.

Nous nous sommes promenés dans la ville dont le centre est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1982, et voici quelques monuments remarquables.

La maison Consulaire de Murat

C’est une ancienne maison Renaissance qui passe pour avoir été la maison consulaire de Murat. Au rez-de-chaussée, large baie en anse de panier. Aux premier et deuxième étages, fenêtres avec encadrement Renaissance.

Elle fut construite au XVIème siècle.

L’ancien tribunal de Murat

Couvent de Dominicains construit de 1771 à 1780, transformé en tribunal à la Révolution il le resta pendant 3 siècles.

Collégiale Notre-Dame des Oliviers

En 1350, Dieudonné de Canilhas, évêque de Saint-Flour, fonde une congrégation de prêtres et obtient l’autorisation de bâtir une église en 1380. Ravagée par un incendie dû à la foudre en 1493, elle fut reconstruite et agrandie par des chapelles. En 1732, la paroisse obtient enfin son indépendance après plus de 700 ans de soumission à Bredons. À la Révolution, l’église Saint-Martin est vendue comme bien National et la collégiale, en partie épargnée, devient un temps Temple de la Raison. En 1926, une partie de l’actuelle place Gandilhon Gens d’Armes a été dégagée, une échauguette appartenant à une des maisons démolies a été replacée à gauche du portail sud de l’église. La collégiale de Murat possède, chose étrange dans cette région, un clocher à bulbe datant de 1842.

Nous avons également remarqué un beau panneau Michelin.

La plaque Michelin de Murat

Posée sur une maison devant laquelle passait la N680 elle indique 4 villes sur cette route, dans le même sens de direction.

La plaque date du 23 avril 1934.

La N680 qui passait à Murat est donc devenue la D3.

À Murat, elle traversait la ville par l’axe principal (secteur Balat / avenue Hector-Peschaud).

Comme beaucoup de routes nationales secondaires, la N680 a été déclassée dans les années 1970.

Elle est devenue une route départementale, aujourd’hui la D680, gérée par le département du Cantal.

Nous regardons ensuite le bâtiment des halles.

Le pavillon des Halles

La Halle de Murat est un bel exemple des constructions à charpente métallique. Achevée en 1891, elle fut restaurée en 1988. Sous Napoléon III, on a vu naître ce type de halles, dites « Baltard », car de nouvelles technologies permettaient la production en masse du fer, augmentant ainsi la portée des charpentes. Dans ces halles, une colonne en fonte remplaçait un mur, on gagnait ainsi en emplacement pour le commerce, et élément majeur, le fer était gage de résistance au feu. Autre avantage, il permettait, comme on le constate à Murat, de créer de superbes baies vitrées, inédites pour l’époque.

Descendant un peu plus bas nous arrivons sur la place de la mairie.

La mairie de Murat

Le bâtiment de la mairie, souvent appelé Hôtel de Ville, est un édifice du XIXème siècle qui constitue un témoignage de l’architecture communale de cette époque dans la cité médiévale.

Achevé vers 1885 sous la municipalité de Maurice Guibal, il représente un bâtiment imposant dans le tissu urbain historique de Murat.

Aujourd’hui, il abrite les services municipaux et les démarches administratives pour les habitants.

Comme dans beaucoup de bourgs historiques de la région, la mairie s’intègre dans le patrimoine bâti en pierre volcanique caractéristique de Murat (basalte et phonolite) qui confère à la ville son charme architectural unique.

Nous continuons et arrivons devant une drôle de bâtisse.

L’ancienne sous-préfecture devenue maison de la Faune

La Maison de la Faune est un ancien hôtel particulier du XVIème siècle appartenant à la famille Teilhard de Laterrisse qui s’en sépare en 1822 au profit d’un cousin, Pierre Mayenobe. Il revendra son bien le 7 août 1827 au Département qui y installera le siège de la sous-préfecture où 61 sous-préfets s’y succéderont jusqu’à la suppression du service en 1926. Témoignage architectural historique en plein cœur de Murat, l’édifice ne manque pas d’intérêt : parquets, plafond peint du XVème siècle, plafonds à la française, escalier hélicoïdal ou certains éléments de charpente constitués d’une seule pièce de bois recourbée...

La Maison de la Faune mise en régie en 1988 investit les locaux pour regrouper et mettre en valeur une collection de 8 000 coléoptères de France et 800 mammifères et oiseaux naturalisés, présentés dans leur biotope reconstitué.

Et nous terminerons par la place centrale.

La place du Balat

Place centrale dans la ville basse de Murat : la place du Balat est une place publique située dans le cœur de la ville, proche de la gare et du centre historique. Elle sert de point d’arrivée et de rassemblement dans la cité.

Elle est associée à l’urbanisation du XIXème siècle par suite de l’arrivée du chemin de fer à Murat, qui a transformé l’organisation de la ville et favorisé l’apparition de nouvelles places comme celle du Balat.

Aujourd’hui la place comprend des commerces et services, restaurants, cafés, pharmacie, office notarial… Ce qui en fait un lieu de vie quotidienne.

Elle est aussi point de départ de sentiers de randonnée balisés autour de Murat ce qui la rend un lieu prisé des promeneurs et touristes.

Nous passons ensuite devant un beau bâtiment.

L’Hôtel de la Caisse d’Épargne

Il s’agit d’un ancien “hôtel de la Caisse d’Épargne”, construit au début du XXème siècle, on distingue la date 1907 sur le fronton central.

L’édifice est bâti en pierre volcanique locale (basalte et pierre de Volvic), typique de Murat, ce qui lui permet de s’intégrer harmonieusement au bâti ancien.

Son style est institutionnel et éclectique, mêlant sobriété républicaine et éléments décoratifs :

  • façade symétrique
  • fronton central portant l’inscription Caisse d’Épargne
  • fenêtres protégées par des grilles en fer forgé
  • lucarnes et cheminées en toiture

Les médaillons sculptés sur la façade (épargne, travail, prévoyance…) rappellent clairement la vocation sociale et morale des Caisses d’Épargne de cette époque.

Placé dans l’espace urbain central (secteur Balat / axe principal), il marque la montée en importance économique de Murat au tournant du XXème siècle.

Notre petit tour terminé nous reprenons la route, la N122, pour rentrer à Aurillac. Mais un joli col nous attend sur la route…

Murat, jolie cité médiévale du Cantal
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