Pau étant un peu loin de Montpellier pour faire le trajet d’un coup, nous allons nous en rapprocher en cette première journée et nous partons pour le village de Labarthe Inard.
Nous avons découpé cette journée en 6 épisodes. Voici l’épisode 2, les premiers cols Ariégeois…
Nous quittons l’aire de Malegoude pour gagner Mirepoix, en passant de la D119 à la D12 nous éviterons Pamiers, puis nous prendrons la Nationale 20 et en sortirons à Foix.
Nous connaissons bien Mirepoix et Foix et nous les traversons sans nous arrêter, juste un petit tour dans la jolie ville de Foix.
Avant d’attaquer les cols Ariègeois faisons un petit point car c’est nécessaire !
L’Ariège compte 89 cols routiers « officiellement » répertoriés mais d’après Climfinder.com dans la région Ariège se trouvent 312 montées intéressantes… Mais essentiellement pour les cyclistes…
Par ailleurs attention ! Sur les 89 cols du département on compte plusieurs homonymies dont celles-ci :
Donc méfiez-vous, avertissement pour ceux qui utilisent un peu trop rapidement leur GPS !
Ce n’est pas, ou très peu, notre cas. Nous sommes fidèles à la Michelin 1/150 000ème ou bien à l’IGN pour certains cols bien cachés !
Après notre tour de ville à Foix, à la sortie de la ville, un col discret sur la D117, nous le connaissons déjà mais arrêt pour une petite photo.
Le col del Bouich, répertorié FR-09-0598, a une altitude de 598 mètres.
C’est un petit col de transition entre Foix et La Bastide-de-Sérou, pente modérée autour de 3 à 5 % selon le versant. Historiquement, il marque la frontière linguistique entre Gascogne et Languedoc. Le Tour de France y est passé en 2001 et 2008.
Nous poursuivons la D117 jusqu’à Rimont où nous prenons la D18B pour aller trouver de nouveaux cols.
La route devient franchement bucolique et nous sommes en pleine campagne extrêmement verdoyante.
Point délicat c’est que la route est très étroite… Nous y reviendrons plus bas.
Donc le col de Rille est un col répertorié FR-09-0938b et il a une altitude de 938 mètres.
Une stèle commémore les combats du maquis de la Crouzette durant l’été 1944, en pleine occupation allemande. Elle rend hommage aux résistants français FTP et aux guérilleros espagnols antifranquistes qui tenaient le secteur montagneux entre Rimont, Rivèrenert et la Crouzette.
C’est une petite montée souvent intégrée à la route de la Crouzette, avec des passages proches de 7 à 8 % sur une dizaine de kilomètres cumulés.
Col discret mais réputé chez les cyclistes pour casser les jambes avant Péguère ou Portel.
Il n’est pas sur la Michelin… La route n’est pas classée « rouge » par Michelin mais elle l’aurait mérité… Très étroite, pentue, avec souvent des virages qui sont sans visibilité…
Mais comme nous ne croisons personne ce fut sans problème.
Donc nous enchaînons !
Le col de la Crouzette immatriculé FR-09-1241 a une altitude de 1241 mètres.
Depuis Biert : 8,4 km à 7,8 % de moyenne avec des passages à 18 % ; depuis Rimont : 12,6 km à 5,9 %.
Le secteur fut un haut lieu de la Résistance ariégeoise durant l’été 1944, avec le célèbre maquis de la Crouzette.
Nous poursuivons notre route et moins de 2 km après nous arrivons au col suivant, nous n’avons pas remarqué de panneau sur place…
Identifié sous la référence FR-09-1295b, il a une altitude de 1 295 m.
Il est donc situé dans le massif de l’Arize, entre le secteur de Massat et les petites routes du Séronais.
Ce col propose une montée assez irrégulière : environ 5 à 6 km autour de 6-7 % selon le versant. Route étroite, boisée et très calme, typique des cols secondaires ariégeois appréciés pour leur ambiance sauvage.
Il est souvent confondu avec le grand col de Pradel du Donezan, voir les homonymes.
Celui-ci reste peu connu hors du milieu des cyclistes et sert souvent de passage dans les boucles reliant Portel, la Crouzette et Péguère.
Pas de panneau, pas de photo, nous poursuivons en direction du col de Portel.
Fin de l’épisode 2 sur 5 !