Si vous avez bien regardé les photos de l’épisode précédent sur le Tournant de l’Impradine vous avez peut-être remarqué une construction dans la continuité du virage, dans le sens de la descente du col du Pas de Peyrol.
C’est une construction exactement une dizaine de mètres avant le col d’Eylac, dans notre sens de marche.
Le col d’Eylac est donc un col de montagne à environ 1 460 mètres d’altitude.
Le col constitue une selle géographique dans un paysage volcanique typique du Cantal, entre vallées et crêtes, il offre de belles vues sur le Puy Mary et les monts environnants.
La route qui traverse le col d’Eylac est la D680.
Cette D680 relie
Que ce soit en partant du côté de Salers ou du côté de Dienne la montée au col du Pas de Peyrol est très raide. La portion col d’Eylac-Col du Pas de Peyrol est particulièrement impressionnante.
Mais aujourd’hui nous sommes dans le sens de la descente !
La route est en bon état, assez large mais très fréquentée en ce 5 août…
Cette route, la route D680, comme beaucoup de routes de montagne, a été progressivement « niveautée », pavée et élargie au fil du XXème siècle pour faciliter le transit motorisé.
Les archives montrent la présence de photographies et de mentions de cette route dès le milieu du siècle passé.
Elle demeure une route départementale, entretenue par le conseil départemental, adaptée aux conditions de montagne, revêtement adapté, protections latérales, etc.
L’entretien et le déneigement sont essentiels en saison froide pour garantir l’accessibilité.
Dans le cadre du Grand Site de France « Puy Mary – Volcan du Cantal », un programme d’aménagements et de valorisation des cols a été conduit depuis la fin des années 1990, avec un label officiel obtenu en 2012. L’objectif principal est de :
réduire l’emprise des stationnements sauvages et améliorer l’accueil des visiteurs.
Pour le col d’Eylac en particulier le projet de requalification a porté sur :
Le buron est le bâtiment en pierres où l'on fait le fromage durant l'été, lorsque les vaches sont à l'estive.
En 2008, il ne restait que 6 burons où cela se pratiquait encore d’après le site cantalcascades.free.fr
Les burons sont aujourd’hui abandonnés. Beaucoup sont en ruines, d'autres sont maintenus, d'autres encore sont rénovés
Certains d'entre eux sont aménagés en musées, en fermes-auberges, en restaurants, en accueil de randonneurs ou en gîtes.
Plus de 1000 burons fonctionnaient encore en 1950 dans le Cantal.
Les plus anciens burons avaient seulement deux pièces : la fromagerie et la cave. Les plus récents ont un étage.
Ils peuvent avoir des bâtiments annexes, notamment le « bédélat », pour abriter les veaux, et la porcherie.
Les buronniers qui y vivaient étaient trois :
Aujourd’hui il est plutôt un lieu d’accès pour les activités de pleine nature :
Nous arrivons à nous arrêter malgré le monde afin de prendre une photo du panneau du col.
Sur le site du col on trouve un restaurant / halte d’altitude.
À priori il propose une cuisine auvergnate, produits fermiers et artisanaux (charcuterie, fromages, bourriols, pachades), casse-croûte en plein air.
On y trouve également une terrasse panoramique pour repas et pauses avec vue.
Le parking est privé et l’aire de stationnement à proximité immédiate n’est pas très grande…
Pourtant autour du col, les structures d’accueil ont été pensées pour organiser le stationnement et l’usage touristique des lieux…
« Une aire de parking dégagée le long de la route permet aux visiteurs de s’arrêter au col pour se garer avant de partir en randonnée ou de faire une pause au buron. ».
Mais, comme pour le col du Pas de Peyrol, dans le cadre de la politique paysagère du Grand Site de France Puy Mary, l’objectif a été de mieux organiser ces aires de stationnement pour qu’elles s’intègrent au paysage :
Ces mesures s’inscrivent dans le programme général de requalification des cols autour du Puy Mary, dont fait partie le col d’Eylac. Cela a notamment inclus la restauration ou la reconversion du buron existant en activité d’accueil, la requalification paysagère des abords, et le réagencement des zones de stationnement pour limiter l’impact visuel et environnemental.
Le col se situe sur des itinéraires de randonnée balisés (y compris traversée du GR 4 / GR 400) qui permettent de rejoindre des sommets proches comme le Puy Mary ou le Puy de Peyre Arse, ou des portions de crêtes spectaculaires.
Pour rappel, le programme de valorisation du Grand Site de France Puy Mary – Volcan du Cantal, cherche à :
Le col d’Eylac a « hébergé » un hôtel et un restaurant depuis très longtemps. Les cartes postales les font remonter au début du XXème siècle…
Après ce bref arrêt au col nous repartons sur la D680 pour aller au col voisin, le col de Serre.
La route est superbe avec des paysages magnifiques…