Elle fait suite à notre grande balade n°1 de Montpellier à la Côte d’Opale en début d’été, du 21 juin au 9 juillet 2026, 3 750 km en 19 jours.
Ce rythme soutenu nous fait manquer de temps et nous ne sommes pas à jour pour les articles de ce blog mais nous allons avancer dans nos rédactions et tri de photos !
Départ le lundi 31 août 2026 pour la ville de Saint Flour. Nous allons emprunter des routes que nous connaissons bien et retrouver des sites superbes, surtout sous le soleil comme aujourd’hui !
En fouillant dans le blog, grâce à la barre de recherche, en tapant les mots : Garabit, Alleuze, Saint Flour par exemple, vous tomberez sur nos anciens articles liés à cette région que nous adorons.
Reprenons notre route, c’est notre cheminement classique : sortie de Montpellier par quelques petites routes encore préservées, la tendance étant aux voix rapides…
Puis A750 et autoroute A75 jusqu’à Millau.
L’A75, surnommée « La Méridienne », est sans doute l’une des autoroutes françaises qui donnent le moins l’impression de prendre une autoroute !
De Clermont-Ferrand à Béziers, elle traverse les hauts plateaux du Massif central, franchit le Larzac et offre une succession de paysages remarquables. Son point d’orgue reste évidemment le viaduc de Millau, mais l’intérêt commence bien avant : grands espaces, vallées profondes et longues perspectives en font une véritable autoroute de montagne.
Ou, comme nous aimons le penser, peut-être la plus belle de France !
Ensuite, pour gagner Millau nous retrouvons la D809 avec un petit arrêt à la limite du camp militaire.
Juste avant Millau, la route traverse le plateau du Larzac, où l’on aperçoit les vastes emprises du camp militaire. Créé en 1902 sur environ 3 000 hectares, il est devenu célèbre bien au-delà du monde militaire lorsque l’État annonça en 1971 son projet d’extension à près de 17 000 hectares. S’ensuivit une décennie de mobilisation des paysans du Larzac, jusqu’à l’abandon du projet en 1981. Une histoire singulière qui a profondément marqué ce paysage et reste indissociable de l’identité du plateau.
Descente sur Millau par les beaux lacets de la route de la Cavalerie, D809, avec en fond la silhouette du superbe viaduc.
Millau, stop indispensable pour acheter fouace, Rouergat et échaudés afin d’avoir des réserves pour la semaine !
Nous « remontons » ensuite sur l’A75 avant d’en sortir au niveau de La Tieule, sortie 41.
Le but initial était de trouver un joli coin pique-nique en Lozère mais ce fut l’occasion de découvrir un beau bâtiment un peu perdu dans la campagne…
C’est au cours de notre pause pique-nique que nous découvrons, par hasard, le bâtiment moderne d’Essenciagua, à La Tieule. Derrière cette architecture contemporaine se cache une entreprise spécialisée dans la distillation artisanale d’huiles essentielles et d’hydrolats à partir de plantes, notamment issues de terroirs français. Inauguré en 2017, le bâtiment a été conçu selon une démarche éco-responsable, avec une inspiration « passive » et une alimentation électrique issue de sources renouvelables. Une rencontre assez inattendue au milieu de ces paysages lozériens !
Déjeuner terminé nous « remontons » sur l’A75 pour en sortir au niveau de Loubaresse, sortie 31.
À priori c’est la dernière fois que nous emprunterons une autoroute durant la durée de la balade, à l’exception des rocades pour accéder aux centres des grandes villes.
Nous prenons l’ancienne Nationale 9, D809 devenue D909 dans le Cantal, pour attendre Garabit.
Avant de passer sous une partie du viaduc nous apprécions la route et « le virage de la mort » !
Dont nous avons parlé ici :
https://z4du34.com/2026/06/le-virage-de-la-mort-de-garabit-et-les-evolutions-de-la-nationale-9.html
Le viaduc est toujours aussi beau et majestueux mais la Truyère au-dessous est bien maigre.
On devrait plutôt dire que le lac de Grandval créé par le barrage du même nom est bien bas…
Mais nous allons revenir plus loin sur ce barrage de Grandval
Nous prenons la D13 et nous longeons le lac.
Le niveau du lac est vraiment très bas et l’on peut même apercevoir l’ancien pont qui traversait la Truyère avant la création du barrage.
Nous n’avions jamais vu le niveau aussi bas…
Nous continuons sur la D13 en direction du barrage.
Petit arrêt sur le bord du lac, puis au cirque de Mallet.
Depuis le belvédère de Mallet, le paysage raconte une histoire beaucoup moins paisible qu’il n’y paraît. Là se trouvait autrefois le village de Mallet, installé dans la vallée du Bès, avec son moulin et son église romane. Lors de la construction du barrage de Grandval, le village fut détruit et la vallée noyée lors de la mise en eau de la retenue en 1959-1960.
Aujourd’hui, lorsque le niveau du lac baisse, certains vestiges réapparaissent et rappellent que sous ces eaux se trouve tout un paysage disparu.
Nous arrivons ensuite à Fridefont, juste avant le village nous quittons la D13 pour prendre la D40.
Nous arrivons maintenant devant l’église de Fridefont. Nous ne nous arrêterons pas aujourd’hui, mais elle a une intéressante histoire.
À Fridefont, l’église présente une particularité directement liée à l’histoire évoquée au-dessus. Elle conserve en effet une partie du patrimoine religieux des villages engloutis de Mallet et Magnac. Le mobilier de l’ancienne église Saint-Nicolas de Mallet, dont l’origine remonterait au Moyen Âge, y a notamment été transféré avant la mise en eau de Grandval. L’église actuelle est ainsi devenue, en quelque sorte, la mémoire matérielle des villages disparus sous la retenue.
Nous passons maintenant sur le barrage de Grandval.
Construit sur la Truyère entre 1955 et 1959, puis mis en service en 1960, le barrage de Grandval est un ouvrage assez spectaculaire : ses six voûtes de béton, appuyées sur sept contreforts, retiennent une immense retenue de quelques 1 100 hectares, longue de plus de 25 kilomètres.
Mais, comme nous l’avons déjà dit, en ce 31 août 2026, le paysage du lac nous a réservé une surprise : le niveau du lac est particulièrement bas et révèle largement les berges habituellement immergées.
Ce n’est pas une situation classique : le Cantal connaissait alors une sécheresse particulièrement sévère, avec des restrictions renforcées et une situation hydrologique très dégradée. Le déficit de précipitations et les températures exceptionnellement élevées de l’été expliquent en grande partie cet aspect inhabituel du lac.
Nous traversons le barrage sur la route construite au sommet du barrage et nous avançons, toujours sur la D40, vers le château d’Alleuze, puis la ville de Saint Flour.