La D17 est une route tranquille et très peu fréquentée alors que nous sommes au mois d’août…
C’est justement ce qui fait aussi son charme : rouler lentement, s’arrêter au hasard d’un virage, et profiter d’un paysage très ouvert, fait de pâturages, de forêts et de sommets…
D’ailleurs nous ne sommes pas seuls à l’apprécier car dans les rares voitures que nous avons croisées se trouvent une Triumph Spitfire et une Toyota MR2, toutes deux décapotées bien sûr !
Car le cirque de Mandailles et la vallée de la Jordanne ne désignent pas exactement la même chose, même s’ils sont étroitement liés géographiquement.
C’est une structure géographique précise, un cirque glaciaire donc une sorte d’amphithéâtre de montagnes formé par l’érosion glaciaire autour du village de Mandailles-Saint-Julien.
Ce cirque est entouré de sommets comme le Puy Mary, le Puy Chavaroche, le Puy de Peyre-Arse, le Puy Griou et l’Élancèze.
Il est le lieu de naissance de la rivière Jordanne, avec de nombreux ruisseaux et paysages « alpins ».
En résumé : c’est la « tête de vallée », un bassin fermé de montagnes autour de Mandailles.
C’est la vallée que parcourt la rivière Jordanne de sa source, justement dans le Cirque de Mandailles, jusqu’à sa confluence avec la Cère à Arpajon-sur-Cère.
La Vallée de la Jordanne est d’origine glaciaire aussi, mais plus longue, descendant progressivement depuis les hauteurs vers les villages et jusqu’à Aurillac.
On y trouve des gorges, des cascades et des paysages variés : bois, prairies, ravins…
Mais nous allons y revenir.
En conclusion : la vallée de la Jordanne englobe le cirque de Mandailles au début de son parcours, puis continue plus bas vers l’aval.
La Jordanne prend sa source sur la commune de Mandailles-Saint-Julien, à 1 665 mètres d'altitude sur les pentes sud du puy de Peyre-Arse (1 806 m), puis coule vers le sud-ouest dans la même direction que la vallée de la Cère, et après avoir parcouru une quarantaine de kilomètres, rejoint la Cère en rive droite à Arpajon-sur-Cère.
La vallée de la Jordanne apparaît plus enclavée que celle de la Cère et présente des paysages plus sauvages.
La vallée commence donc par le cirque glaciaire de Mandailles dominé circulairement par le Puy Chavaroche, le Puy Mary, le Puy de Peyre-Arse et le Puy Bataillouse. Et elle s'achève par le verrou glaciaire du pas de Lascelle.
La Jordanne surgit des hauts mamelons par deux sources différentes. Son cours pénètre immédiatement sous les ombres de la forêt de Rombières, et s'y grossit des eaux de plusieurs ruisseaux.
Au fur et à mesure de sa coulée vers Aurillac, le paysage change. Elle pénètre dans des gorges en aval du village de Saint-Julien. Là, elle coule dans un environnement sauvage de bois au fond d'un ravin de 20 à 60 m. de profondeur. Après 3 km la vallée s'ouvre au niveau du village de Saint-Cirgues-de-Jordanne. Sur cette commune, on peut l'admirer bondissante au saut de la Menette.
Nous sommes donc toujours sur la D17 dans la haute vallée de la Jordanne et nous apercevons ou traversons plusieurs petits hameaux.
Souvent en arrière-plan de ces hameaux le cadre magnifique des différents Puy …
Le hameau de Liadouze est une charmante petite localité située sur la commune de Mandailles-Saint-Julien, au cœur des monts du Cantal.
Perché à environ 900 m d’altitude, ce lieu paisible offre un cadre typiquement rural et montagnard, idéal pour les amateurs de nature et de tranquillité. Liadouze est proche d’un site remarquable, la célèbre cascade de Liadouze.
Le hameau sert aussi de point de départ pour de nombreuses randonnées dans la vallée de la Jordanne et constitue un refuge authentique loin de l’agitation des grandes villes.
Nous arrivons au hameau suivant en quelques minutes, toujours en montant depuis Mandailles, en suivant la D17, cette jolie petite route de montagne qui serpente entre prairies d’estive et bosquets.
Le hameau de Bénéch est l’un des nombreux villages dispersés de la commune rurale de Mandailles-Saint-Julien qui, nous le rappelons, compte moins de 200 habitants sur la commune entière selon le dernier recensement officiel.
Comme Liadouze le hameau de Bénéch est perché sur les pentes de la vallée de la Jordanne à près de 900/950 mètres d’altitude
Bénéch n’est pas un « village » au sens administratif avec mairie ou services, mais plutôt un regroupement de maisons et de fermes traditionnelles, témoin de l’habitat très dispersé de cette partie du Cantal.
Dans toute la vallée, l’activité reste agricole et pastorale : vaches et estives rythment encore le paysage, et le calme de la route invite à lever le pied pour profiter pleinement de l’air pur des monts du Cantal.
Nous voilà au hameau de Rudez, le fameux « terminus » !
Le hameau de Rudez, administrativement sur la commune de Mandailles-Saint-Julien, fait également partie de ces petits lieux habités « accrochés » aux pentes de la vallée de la Jordanne, autour de 900 à 1 000 mètres d’altitude.
Ici, on est loin du village-centre : quelques maisons, des granges, des prés, et une ambiance très rurale où l’on croise plus facilement des vaches que des voitures !
En venant en voiture depuis Mandailles, la route grimpe en lacets et donne rapidement de beaux points de vue sur les reliefs du volcan cantalien.
Ce qui marque aussi Rudez, c’est son histoire très liée à son isolement.
En effet, jusqu’en 1937, la route s’arrêtait au hameau, ce qui en faisait littéralement un « bout du monde » pour l’époque, un terminus au milieu des montagnes.
Aujourd’hui encore, on ressent ce caractère : le hameau garde un côté discret, presque à l’écart, comme si la vallée se refermait doucement autour de lui.
Et nous voilà à la sortie de Rudez c’est là que la route se terminait, dans la forêt de Rombière, jusqu’au 9 août 1937…
L’histoire des 10 km manquants pour arriver au col du Pas de Peyrol dans l’épisode suivant !