En effet, notre idée étant d’arriver à Cabourg en fin d’après-midi nous n’avons pas de temps pour nous arrêter et visiter quoi que ce soit…
Il faut dire que depuis ce matin nous n’avons pas trainé… Nous avons zigzagué pour trouver et visiter 4 cols et 2 villages parmi les plus beaux villages de France !
Il y a environ 140 km à faire et comme à notre habitude sans autoroute, le moins possible de voies rapides et sans GPS… C’est forcément plus long qu’en prenant l’autoroute et en suivant son GPS…
Donc nous considérons que cet épisode constitue une reconnaissance pour un prochain voyage !
Pour préparer nos balades nous utilisons les cartes Michelin et essayons de trouver puis de suivre les routes avec le liseré vert. Ces routes sont classées « parcours pittoresque » et nous ne sommes jamais déçus. Le nec plus ultra étant les routes bordées du liseré blanc et rouge…
Ensuite nous nous fions aux étoiles qui figurent sur ces cartes. Ce sont les notations du Guide Vert de Michelin concernant les principales curiosités :
Donc pour cette étape de Saint Cénery le Gérei à Cabourg nous allons surtout indiquer ce que nous n’avons pas vu !
Mais que nous mettons de côté pour une fois prochaine…
En revanche pour ce qui est des routes pittoresques nous ne ratons rien car il n’y en a pas !
Nous traversons le village et nous remontons vers la mairie. De là nous prenons la petite D350 en direction de Saint Denis sur Sarthon.
La route suit pratiquement la limite entre les départements de l’Orne, où nous roulons, et la Mayenne à l’ouest, sur notre gauche.
Mais le départ n’est pas rapide …
La route est étroite et nous allons rester scotché un bon moment derrière un tracteur avec sa remorque chargée de paille en rouleaux.
Notre souci n’est pas la vitesse, ou plutôt l’absence de vitesse, mais le vent qui fait voler la paille et donc qui entre dans l’habitacle
Charme des routes de campagne… Nous prenons nos distances et patientons…
Nous arrivons à un village.
Nous remarquons un peu avant le centre du village, au lieu-dit « La Grande Cour » (48.452607, -0.048998), deux plaques de cocher en bel état.
Elles font parties des 18 plaques recensées dans ce petit village, un record !
Nous passons devant sa jolie église.
Le tracteur finit par nous laisser passer et nous rejoignons la D909.
Une belle route, large, au bel enrobé, et, évidemment souvent rectiligne…
Nous traversons Carrouges, ville créditée de ⭐⭐, et passons devant son imposante église.
Cette église, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, est un édifice des XVème et XVIème siècles, plusieurs fois remanié. Elle présente notamment un intéressant mélange de styles gothique et Renaissance.
Mais nous n’avons pas le temps de nous arrêter… Nous gardons donc l’église, et surtout le château de Carrouges, pour une prochaine balade. Le château est d’ailleurs classé 2 étoiles par le Guide Vert Michelin, soit « vaut le détour » : un joli rendez-vous à programmer !
Nous prenons maintenant la D29. Toujours une petite route assez rectiligne…
Au niveau d’Écouché les Vallées nous passons sous la D924 en utilisant la D204.
Mais c’est pour remonter dessus, et filer sur Argentan car nous n’avançons pas assez vite…
Donc D958, contournement d’Argentan et nous roulons vers Falaise.
Toujours de la ligne droite…
À peu près au niveau de Nécy, sur la D511 que nous suivons, nous quittons l’Orne pour entrer dans le département du Calvados.
Nous connaissons Falaise, ⭐ au Michelin, donc nous n’avons pas prévu d’arrêt aujourd’hui.
Au passage nous remarquons le rond-point des chevaliers (48.881606, -0.192605).
Nous ne savons pas trop ce que représente exactement cet ensemble depuis la voiture, mais ce rond-point constitue une évocation du passé médiéval de Falaise. Et surtout, il nous rappelle que nous traversons ici une ville profondément marquée par l’histoire de Guillaume le Conquérant.
Nous poursuivons notre route, sans même aller revoir le château qui domine la ville… Ce sera pour une autre fois !
Puis nous traversons Falaise et nous passons devant la belle église Saint Gervais Saint Protais
Cette imposante église est un véritable résumé de l’histoire de Falaise. Sa construction débute probablement après 1066, sous l’impulsion de Guillaume le Conquérant, et l’édifice conserve encore quelques éléments romans des XIème et XIIème siècles. Il fut ensuite profondément remanié au fil des siècles et très durement touché lors des bombardements de 1944, avant d’être restauré.
Nous la photographions au passage, mais là encore, nous ne prenons pas le temps d'entrer…
Nous sortons de Falaise et prenons la D511 qui longe les Mont d’Eraines.
Nous longeons ici les Monts d’Eraines, qui se trouve sur notre droite, un ensemble de collines calcaires qui domine la plaine de Falaise.
L’altitude des Monts d’Eraines reste modeste, mais leur relief tranche avec les paysages agricoles environnants.
Le site est surtout remarquable pour ses pelouses calcaires, sa flore particulière et sa biodiversité. Le coteau de Mesnil-Soleil, qui en fait partie, est même classé en réserve naturelle nationale depuis 1981.
Encore une fois, nous ne faisons que passer… Mais cela pourrait constituer une belle petite balade lors d’un prochain séjour.
Puis traversée de Vendeuvre.
Vendeuvre est probablement l’un des gros rendez-vous manqués de cette journée !
Nous aurions pu y découvrir le château de Vendeuvre, une élégante demeure du XVIIIème siècle entourée de jardins remarquables. Michelin lui attribue ⭐⭐, « vaut le détour ». Le domaine est particulièrement connu pour son étonnant jardin d’eau-surprise, avec ses jets d’eau dissimulés, ses fabriques et sa grotte décorée de plus de 200 000 coquillages.
Et ce n’est pas tout : l’orangerie abrite le Musée du mobilier miniature, qui possède une collection exceptionnelle de plus de 700 meubles miniatures, couvrant plusieurs siècles d’arts décoratifs. Michelin le classe lui aussi « mérite le détour ».
Autant dire que Vendeuvre vient directement rejoindre notre liste des endroits à revoir !
Ensuite, toujours sur la D511 nous traversons Saint Pierre sur Dives, puis Bretteville sur Dives.
Nous aurions également pu faire une halte à Saint-Pierre-sur-Dives, notamment pour son église et ses magnifiques halles… Mais ce sera pour une autre fois ! »
Nous arrivons maintenant à Crèvecœur en Auge, la ville a une ⭐Michelin
À Crèvecœur-en-Auge, c’est surtout le château de Crèvecœur que nous laissons derrière nous.
Le domaine forme un remarquable ensemble de bâtiments à pans de bois organisés autour d’une basse-cour, avec motte féodale, douves, chapelle du XIIème siècle, manoir du XVème et colombier du XVème siècle possédant quelque 1 500 boulins.
Dans un colombier, les boulins sont les petites niches aménagées dans les parois et destinées à abriter les pigeons. Chaque boulin constitue en quelque sorte le logement d'un couple de pigeons.
Un verger conservatoire complète l’ensemble.
Michelin le considère comme « intéressant », mais il faut surtout retenir que nous sommes ici au cœur du Pays d’Auge, que le Guide Vert considère lui-même comme un « mérite le détour ». Paysages de bocage, pommiers, chaumières, manoirs à colombages et petites routes sinueuses : tout ce que nous aimons !
Nous partons sur la gauche et allons prendre la D16 que nous quittons très rapidement pour prendre la D49.
Nous traversons alors Beuvron en Auge, ville avec une ⭐ Michelin.
Et là, c’est encore un village que nous traversons sans nous arrêter, juste quelques photos prises à la volée de Z !
Beuvron-en-Auge est pourtant l’un des villages emblématiques du Pays d’Auge. Sa place centrale est bordée de nombreuses maisons à pans de bois, avec notamment un ancien manoir seigneurial du XVème siècle. On y trouve également les halles, l’église Saint-Martin entourée de son cimetière aux ifs centenaires et plusieurs maisons remarquablement restaurées.
Le village avait pourtant connu une période de déclin dans les années 1970. Une importante campagne de restauration, notamment autour de la place et des maisons anciennes, lui a permis de retrouver son aspect traditionnel et sa notoriété. Il est aujourd’hui classé parmi les Plus Beaux Villages de France.
Bref, encore un endroit où il faudra revenir… Mais cette fois avec un peu plus de temps !
Nous poursuivons avec une parallèle à la D49 pour passer sous la D675, puis l’autoroute A13. Nous longeons alors la D400 en passant à Brucourt.
Après Brucourt nous prenons la D27 et nous rejoignons la D400 qui nous mène à la D4008 qui entre à Cabourg.
Le trajet nous a paru un peu long sur la fin car les routes étaient assez quelconques…
Nous avons mis 2 heures et 40 minutes pour parcourir nos 140 km, en partant du sud de l’Orne et en ayant traversé ce département suivi de celui du Calvados…
Mais nous voilà maintenant à Cabourg dont nous dévoilerons une partie dans le prochain et dernier épisode de cette 4ième journée bien remplie !