Nous connaissons bien le secteur que nous avons découvert lors de nos périples le long du Lot ou le long de la Truyère, chacune de ces rivières ayant des gorges et des routes assez sympathiques…
Le toponyme Entraygues est basé sur la position de la ville, située au confluent de ces deux rivières : le Lot et la Truyère. Entraygues signifie entre deux eaux.
Aujourd’hui la ville compte moins de 1 000 habitants, l’optimum de la population, 3 000 habitants, datant des années 1840…
Le bourg a conservé des ruelles à caractère médiéval, des maisons des XVème et XVIIème siècles, certaines à colombages et encorbellements.
Vous trouverez des informations dans nos articles anciens du 20 juillet 2023 et du 22 juillet 2024 :
Donc nous n’allons pas évoquer une nouvelle fois les différentes routes qui y mènent, ni le rallye du Rouergue, ni la confluence du Lot et de la Truyère, ni le manoir, ni le pont Gothique ou pont Vieux, ni le pont-barrage-centrale hydroélectrique EDF de Cambeyrac…
En revanche voici quelques lignes sur deux « monuments » d’Entraygues.
Tout d’abord, à l’entrée de la ville, juste à côté du parking de l’hôtel le Lion d’Or que nous allons évoquer plus loin, se trouvait le site où les diligences puis les autobus faisaient arrêt.
Nous parlerons dans l’épisode 15 de cet aspect important, voire vital, pour la population locale des XIXème et XXème siècles qu’étaient les moyens de transports et la réception ou l’envoi du courrier…
Une fois passés entre le café du Quai et l’ancienne gendarmerie nous passons donc devant l’hôtel du Lion d’Or.
Voici une réponse par Maguelonne de Gestas, du Journal Le Figaro.
« Le nom « Lion d’or » s’est construit sur un drôle de jeu de mots....
Il est partout : sur les bords de route, les panneaux, les guides et les cartes géographiques. « Au lion d’or » est l’un des noms d’hébergement et de restauration le plus donné en France. Mais d’où vient cette appellation ? Pourquoi est-il si populaire ? Que vient faire un lion en or dans cette histoire ? Le Figaro revient sur les quelques légendes croustillantes qui expliquent ce célèbre nom.
Il s’agit d’un jeu de mots qui remonte au Moyen Âge. À cette époque, les lits en plume d’oie et les petits-déjeuners servis au lit après un bain brûlant étaient rares sur les chemins. Les chevaliers, qui chevauchaient tout le long du jour, n’avaient que très peu de temps pour reposer leur corps fourbu. Ils dormaient au grand air, avec pour seule couverture la voûte étoilée, et pour compagnon leur destrier. C’est ainsi que les enseignes hôtelières affichaient fièrement sur leurs devantures « Au lit on dort », pour annoncer aux voyageurs le luxe dont ils pouvaient bénéficier. Au fil du temps, l’indication est devenue, par jeu de mots, le nom de ces lieux d’hébergement.
Une autre légende raconte que durant l’ère médiévale, les aubergistes suspendaient un lion d’or au-dessus de la porte. Ce, afin d’appâter la clientèle. La couleur jaune attirait l’œil et poussait celui qui l’admirait à entrer. L’or était aussi le signe que la cuisine y était chère, gage d’excellente qualité.
On raconte encore que l’indication « Au lit on dort » aurait été un avertissement à l’usage des joyeux drilles particulièrement portés sur la bouteille, qui chantaient à tue-tête sous les fenêtres. Ou encore pour prévenir qu’en cet établissement, on ne faisait que dormir... Et rien d’autre. Avis aux amoureux passionnés... ».
De la même façon l'expression « qui dort dine » ne signifie pas que le sommeil peut remplacer un diner. Cette expression provient aussi de cette époque où pour pouvoir prétendre dormir dans ces auberges ou relais, il fallait également diner (et donc payer pour diner...) la seule location de la chambre ne suffisant pas à supporter les coûts pour l'hôtelier ET lui permettant aussi de "trier" sa clientèle en imposant un prix finalement plus élevé pout la prestation.
C’est un hôtel emblématique au cœur d’Entraygues où nous avons plusieurs fois séjournés.
L’Hôtel du Lion d’Or est donc un hôtel restaurant bien connu d’Entraygues-sur-Truyère.
Son imposante façade fait partie du décor du village et est clairement repérable pour tous ceux qui traversent Entraygues, tout comme le vieux pont ou le château médiéval.
L’hôtel est bien implanté depuis plusieurs décennies dans la vie touristique et hôtelière du village.
Il est aujourd’hui géré par des propriétaires locaux qui ont développé et entretenu l’établissement pour en faire une adresse de séjour confortable dans la vallée.
Dans les années récentes, l’hôtel a obtenu une classification de 3 étoiles.
Plutôt qu’un simple hôtel, le Lion d’Or est devenu au fil du temps une institution locale :
Même si l’on ne dispose pas de date précise de création, l’Hôtel du Lion d’Or s’inscrit dans la longue histoire d’Entraygues-sur-Truyère, un village médiéval fondé autour d’une châtellenie au XIIIème siècle et dont le patrimoine est très présent dans le paysage urbain aujourd’hui.
Nous continuons notre route, nous traversons la ville, passons devant le pont gothique, et arrivons au pont-barrage-centrale hydroélectrique EDF de Cambeyrac.
Nous traversons en passant au-dessus de La Truyère et prenons à gauche direction Aurillac, D904.
Mais pour peu de temps puisque nous prenons immédiatement la D920 qui avant Aurillac va nous faire passer par Montsalvy.
La D920 décrit de beaux virages dans une belle montée. Nous reviendrons sur le tracé de cette route qui a été considérablement modifié depuis sa création.
Pour le moment nous arrivons au belvédère du Calvaire. Malheureusement il n’est pas très entretenu et la végétation masque en grande partie la vue…
On distingue à peine entre les arbres le pont Gothique…
Nous repartons sur la D920, direction vers le nord, nous allons quitter l’Aveyron et entrer dans le Cantal…
Ce sera dans le prochain épisode !